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Comment répondre à « Les gestes individuels ça ne sert à rien »

Les gestes individuels ne servent à rien réponse face à une résistance

Les gestes individuels ça ne sert à rien si les grands groupes et industries n'agissent pas!

"Qu'est ce que tu réponds à ça Anaïs?" me demande une cliente.

Voilà d’où est né cette nouvelle rubrique « je réponds quoi à ça? »

Bonne question n’est ce pas ?
C’est le genre de réaction qui peut laisser pantois ou mettre en colère voire les deux à la fois… Ces deux réactions je les ai bien connues. L’échange pouvait généralement partir en débat « mais enfin tu ne peux pas dire ça ?! » suivi d’un dialogue de sourd.

Prise de recul

Me former sur les processus du changement m’a apporté cette prise de recul que je n’avais pas avant.

A la fois via les théories et modèles psycho sociaux que me font maintenant dire « humm d’accord » et ainsi mieux appréhender où la personne peut en être dans le changement. Et aussi via la posture avec quelque chose de ce goût là « ok ce qui vient d’être dit ne m’atteint pas personnellement ». Très important pour ne pas partir dans ce dialogue de sourd.

Attention je ne suis pas en train d’être dit que je suis une sacro-sainte et que rien ne m’atteint jamais. En tout cas c’est moins fréquent.
[NB : cette prise de recul est beaucoup plus compliqué avec la famille… la corde « personnelle » peut plus facilement être touchée. C’est un autre sujet dont on pourra reparler !]

Ce n’est pas en un article que je peux vous transmettre la posture ou même les modèles, par contre je peux vous donner quelques clés et éclairage pour la réponse !

Mise en scène

J’ai décidé de m’amuser pour cet article alors j’ai imaginé un dialogue. Je crois que la scène d’impro me manque !

Appelons notre interlocuteur Jean-mi pour faciliter cette prise de recul 😉

– « Les gestes individuels ça ne sert à rien si les grands groupes et industries n’agissent pas » me dit Jean mi d’un ton assuré

– « J’entends que ce qui est important pour toi c’est que les choses bougent vite et fort et que c’est les grands groupes qui peuvent le faire c’est ça ?

– « Ba oui voilà » répond Jean-mi ragaillardi

– « Je suis d’accord aussi. Et à ton avis ces grands groupes c’est qui, qui les constituent ?»

– « Des salariés, des actionnaires »

– « En somme ce sont des individus, des citoyens comme tout à chacun ? »

– « Moui » me répond Jean-mi perplexe

– « Du coup est ce que tu penses qu’un grand groupe peut bouger si les propres individus qui le composent n’ont pas eux-même bougé » ?

Jean-mi s’agite.

J’enchaine.

– « Je suis persuadée que chacun doit bien démarrer quelque part et qu’il ne peut pas se transformer en acteur écolo durable etc. du jour au lendemain et encore moins le véhiculer dans l’entreprise où il travaille. Et j’irai même plus loin, j’ai appris comment se diffuse un changement dans la société. Tu veux que je t’en parle en quelques mots ? »

– « oui, en quelques mots car là je dois y aller » dit Jean-mi curieux, mi-mal à l’aise.

– « En gros, en fonction des comportements dont on parle, soit t’es un précurseur, soit un suiveur soit un retardaire. Les précurseurs et les suiveurs c’est eux qui font le changement en premier. C’est 50% de la population. Ils ont un rôle hyper important dans la diffusion dudit changement. Les retardataires bougeront uniquement quand ces derniers auront bougé. Et en fait ça se fait toujours comme ça. Et ça tu vois on peut le regarder sous l’angle de la société entière mais aussi sous l’angle d’une entreprise. Il faut faire grandir les troupes petit à petit ! La question est : où est ce que je me situe et à quelle échelle je peux diffuser ? Et crois moi un dirigeant n’a pas la même échelle de rayonnement qu’un salarié. Cela dit quand t’es salarié, et bien tu fédères à ton échelle et petit à petit la boule de neige grossit grossit !
Voilà Jean-mi ce que ça m’a inspiré. T’es plutôt quoi toi ? Moi je suis suiveur. »

Je vous laisse imaginer la réponse de Jean-mi 😉

Laisser germer la graine.

Si vous n’avez pas le temps ou l’énergie de répondre à Jean mi car vous sentez au fond de vous qu’il est dans la catégorie retardataire.

Vous pouvez lui dire : « je suis d’accord sur le fait que les grands groupes peuvent avoir un grand impact et je ne suis pas d’accord sur le fait que les gestes individuels ne servent à rien puisque c’est ceux là même qui conduisent à des changements plus grand ensuite. Enfin si tu veux en reparler, fais moi signe, je dois y aller ! »

Je vous invite vous aussi à fédérer autour de vous et vous rapprocher des suiveurs et faire grossir la boule de neige 😉

Jean-mi m’a bien inspiré vous l’aurez vu.

Ceci n’est qu’un exemple d’une multitude de réponses possibles! C’est à adapter en fonction de votre interlocuteur et de l’inspiration du moment.

A retenir

Dans cet article, j’ai voulu vous partager 3 choses :

– la posture du facilitateur via les questionnements/reformulations au départ. Cette étape peut évidemment être prolongée. Elle est essentielle.

– un raccourci du modèle d’Everett Rogers sur la diffusion sociale d’une innovation pour soi-même prendre du recul sur son propre rôle de catalyseur du changement.

– un aperçu de ma vision de ce que c’est qu’« agir à son échelle ». Cette échelle est flexible, extensible et se grimpe barreau après barreau 😉

 

Vous aussi, vous avez un exemple concret type Jean mi ou Martine (soyons inclusif) à me partager ?

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Je serai ravie d’en faire un nouvel article « Je réponds quoi à ça »

Anaïs

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Anaïs LESIOURD

Anaïs LESIOURD

Je m’appelle Anaïs, et j’accompagne les professionnels de la promotion de la santé et de l’environnement à augmenter leur impact en intégrant les savoir-faire et savoir-être de l’accompagnement au changement dans leurs pratiques.

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