Bonjour et bienvenue sur Neoecolo,

Je m’appelle Anaïs et je vais te raconter une petite histoire, la mienne.

Le déclencheur

Je pourrais me définir ainsi  : grande surconsommatrice et autruche et ceci pendant près de 27 ans. Cette position est fort confortable pour ignorer les problèmes climato-sociaux-environnementaux.
En 2015, année des attentats en France, j’ai ouvert les yeux, j’ai fait tomber les œillères, j’ai sorti la tête du sable… Peu importe la manière d’imager ce que j’ai ressenti, j’ai pris conscience de tout ce que je ne voulais pas voir :
Le fonctionnement de notre monde : de plus en plus individualiste, matérialiste, égoïste, inconscient …
Un bien triste tableau.
Bien sûr, j’ai déjà eu d’autres cas de conscience avant,
Mais je remettais vite la tête, bien enfouie dans le sable pour ne pas voir ce qui se passe.
Trop dur à supporter.
Peut-être parce que ça a touché la France,
Peut-être parce que ma sœur étaient à 2 rues des attentats,
Peut-être parce que la cop21 battait des records d’audience
Peut-être parce que j’étais mûre pour assumer mes responsabilités
Je ne sais dire pourquoi cette année, je n’ai pu refermer les yeux.

L’impuissance

Suite à ce déclic, j’ai vécu plusieurs mois dans un état assez négatif.
J’ai porté la faute sur tout et tout le monde : les gouvernements, les grandes industries, la bourse, l’argent et les malheurs qu’il traîne etc…
Et j’étais aussi assez fataliste en tenant des propos comme :
« c’est trop tard » ou « qu’est ce que je peux bien faire, ça me dépasse, je n’ai aucun pouvoir pour faire changer les choses » ou encore « c’est comme ça ».
Je me sentais impuissante ! Que faire pour qu’on m’entende…

La révélation

Et puis on m’a poussé à rencontrer une association : Alternatiba. Elle montait des villages d’alternatives à notre mode de vie et de consommation actuels pour répondre au défi climatique (il faut imaginer un grand forum très joli avec plein de stands et d’ateliers, des foodtrucks etc… Et beaucoup de monde !).
N’allez pas croire que j’y suis allée en courant,
Non au contraire, n’ayant jamais mis un pied dans une asso et face à mes clichés d’écolo bobo hippie, je freinais plutôt des 4 fers,
J’ai encore beaucoup de gratitude pour ma collègue qui m’a poussée à les rencontrer « Va au moins à l’apéro d’accueil ! » me lance-t-elle. « Ok ok j’irai »
Immersion :
[Ouverture des portes, je suis sceptique, aux aguets et timide à la fois. On m’offre un verre, beaucoup de gens échangent entre eux, d’autres sont autour d’une grande table à faire des plans. Je commence à échanger moi-aussi. Toutes ces personnes me ressemblent et personne ne vit dans une grotte. Certains sont plus militants que d’autres. Certains sont comme moi, nouvellement débarqués et un peu perdus. Beaucoup travaillent à côté et viennent de terminer leur journée de boulot. On me présente le projet de village d’alternatives. Chacun trouve rapidement sa place dans la multitude de groupes de travail. Moi je choisis le groupe |décoration du village|. Je me suis dit que je peux sûrement aider là-dessus. |Décoration du village en utilisant des matériaux de récupération, des colles et peintures écologiques etc.| « Ah pardon je n’avais pas bien compris » C’est raté, je n’y connais rien, il n’y a plus qu’à… apprendre]
Depuis ce soir là, j’ai découvert le monde associatif et ces bénévoles qui donnent de leur temps pour construire un monde meilleur, un monde qui tourne rond.
Des bénévoles de tout horizon, comme moi et puis d’autres engagés depuis déjà des années qui t’accueillent les bras ouverts avec un grand sourire et sans jugement
Depuis ce soir là je ne cesse de découvrir des personnes pleines d’espoir, d’idées, de convictions et de solutions ! Ces personnes sont très loin des clichés que je me faisais de l’écolo, ils sont ni bobos, ni poilus, ni sales, ils étaient loin de planer [chacun ses clichés !], ils étaient dans le concret avec des solutions concrètes.
Mes clichés sont tombés.
Depuis ce soir là, je rencontre de plus en plus de personnes qui, elles aussi viennent de faire tomber leurs œillères. Peu importe le déclencheur (une naissance, une maladie, l’exemple d’un ami, un burn-out etc.), l’important c’est qu’elles tombent et c’est de savoir qu’il y a des solutions.
Depuis ce soir là , j’ai ENFIN pu me remettre en question MOI, et me rendre compte que j’avais du pouvoir et que je n’étais pas seule et impuissante.
Mon pouvoir c’est ma manière de consommer.
Ma carte bleue, c’est mon bulletin de vote.
En achetant, je décide quel monde j’ai envie de soutenir.
Et je veux soutenir un monde en lien avec mes valeurs humaines profondes.
Nous sommes nombreux à vouloir la même chose et nous sommes déjà nombreux à agir seul dans notre coin ou en collectif. Les deux sont légitimes et utiles. Sachez qu’ensemble nous avons du poids.
Qui aurait cru que j’écrirais de tels propos un jour ! Haha Sûrement pas moi ! Et puis ce n’est pas nouveau ! Voici quelques citations, largement diffusées depuis quelques années maintenant.

Ne doutez jamais qu’un petit groupe de gens engagés peut changer le monde. En fait, c’est ainsi que cela s’est toujours passé.

Margaret Mead.
1901-1978

Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde

Gandhi.
1869-1948

Si je pouvais écrire deux citations #onaledroitderever, ce serait celles-ci  :
Nul ne nait écolo, on le devient.*
Être écolo, c’est lorsque vos actes sont alignés avec vos valeurs profondes, celles de l’amour de l’Homme et de la Nature.
*après recherche Lilo, nous sommes deux à l’avoir écrite, moi et Michel Sourouille. Je suis donc très fière haha
Depuis 2015, ma vie a changé.
Je me suis retrouvée. Pour m’aider, j’ai accompagné ma transition écologique de lectures et d’ateliers de développement personnel.
J’ai reconnecté mes valeurs et mes actions.
J’aime la Nature,
J’aime les Hommes,
Et jusqu’à maintenant je nuisais aux deux.
Aujourd’hui, j’agis de mon mieux pour prendre soin des deux.
Changer ses habitudes alors que tout notre environnement politico-économique nous pousse à les garder, ce n’est pas évident.
Rassurons-nous, des solutions émergent de plus en plus pour répondre à ce nouveau besoin de cohérence : ouverture d’épicerie vrac, bio et local, développement de marque éthique, française, développement de l’achat d’occasion, de l’économie circulaire etc. Plus nous exprimerons nos vrais besoins, plus il y aura de solutions adaptées.
Alors j’agis à mon rythme et je progresse.
Chaque geste compte.
Acheter, c’est voter pour le monde dans lequel nous voulons vivre,
N’attendons pas d’être parfait pour commencer, agissons à notre rythme. L’important est de progresser.
Aujourd’hui, je suis fière d’être écolo
Bonne navigation sur le blog

Anaïs

©Photilde